
Bienvenue dans mon atelier

Bonjour d'Ojai, en Californie, alors que je vous souhaite la bienvenue dans mon atelier, même si ce n'est que virtuellement. J'ai ouvert mon atelier de lutherie en 1980 après avoir été diplômé de la Newark School of Violin Making en Angleterre. Depuis lors, ce fut un voyage merveilleux, absorbé par ce métier de l'ancien monde.
J'ai commencé à enseigner la lutherie à trente-neuf ans il y a des années et ont eu des étudiants de nombreux horizons; luthiers professionnels, bijoutiers et ébénistes.
D'autres n'ont jamais rien fabriqué de leurs mains : des enseignants, un avocat, des médecins, une danseuse du ventre, des pasteurs, un hypnothérapeute, des ingénieurs, des comptables, des architectes , un directeur d'école , un bibliothécaire, un orthophoniste, des musiciens, un consultant en marketing, un jeune de treize ans, des membres de la marine, des entrepreneurs, pour n'en citer que quelques-uns.
Cela m'a permis d'acquérir de solides bases sur la manière de servir au mieux ces étudiants, en travaillant dans le respect de leur vision et de leurs capacités uniques.
J'ai conçu ce cours spécifiquement pour répondre à ce besoin : celui de ressentir la profonde satisfaction de créer de ses propres mains un bel objet. Les compétences et les techniques enseignées sont les mêmes que celles utilisées par les luthiers professionnels ; qui sait où votre premier violon vous mènera !
Que ce soit un violon pour un enfant, un petit-enfant ou pour vous-même, et qu'à la fin du cours vous repartiez avec un violon au son exceptionnel, difficilement remplaçable pour un investissement similaire. Sans oublier la valeur intrinsèque de créer un héritage familial. (Mon histoire – voir ci-dessous)

Mon histoire



J'ai débuté mon parcours de luthier en 1976 à la prestigieuse école de lutherie de Newark, en Angleterre. Aux côtés de quelques-unes des plus grandes autorités actuelles — dont Roger Hargrave, John Dilworth, Julie Reed Yeboah, Joseph Thrift, Malcolm Siddall et Anne Houssay — j'ai baigné dans une atmosphère de profonde passion et de recherche qui a façonné mon art pour la vie.

Mon amour pour les instruments à cordes m’a été transmis par mon parrain, Joe Sack, un excellent violoncelliste et critique musical respecté du Rand Daily Mail en Afrique du Sud. Enfant, j’assistais en pyjama à ses soirées de musique de chambre intimistes, où se produisaient des solistes de renommée internationale.
La connaissance approfondie que Joe avait des instruments de qualité (il possédait un magnifique violoncelle David Tecchler) et son jeu expressif m'ont permis de percevoir les subtilités sonores de chaque instrument. Il m'a offert mon tout premier violoncelle, et ces premières expériences magiques ont semé la graine qui allait devenir l'œuvre de ma vie.
(Vous pouvez entendre d'autres histoires de ce genre dans mon livre audio, La lumière du matin – qui ne nous échappe jamais. [ Cliquez ici pour écouter le chapitre 7 – L'assonance du bois])
Ma carrière
Après avoir obtenu mon diplôme à Newark, j'ai choisi de me consacrer exclusivement à la fabrication d'instruments. Au fil des décennies, j'ai eu le privilège de vendre mes violons et altos à des musiciens du monde entier, notamment aux États-Unis, au Canada, en Angleterre, en Allemagne, à Taïwan, en Corée du Sud, au Chili, au Japon, en Nouvelle-Zélande, à Singapour, en Namibie et en Afrique du Sud.
Mon approche de la fabrication
Je perfectionne sans cesse mes modèles, en privilégiant toujours la sonorité. Je tiens des registres précis pour chaque instrument : hauteur de la voûte, épaisseur, poids, etc. Cela me permet d’analyser les meilleures pratiques au fil du temps et d’appliquer ces enseignements à chaque nouvelle création.
Chaque instrument est fabriqué selon le même système rigoureux, mais j'adapte les étapes finales aux caractéristiques uniques de chaque morceau de bois : sa densité, sa rigidité et sa sonorité naturelle.
Le vernis
L'un des aspects les plus enrichissants de mon parcours a été la recherche sur les vernis traditionnels. Pour atteindre la qualité et la beauté des anciens maîtres de Crémone, je savais qu'il me fallait utiliser des matériaux authentiques du XVIIe siècle.
Cette quête m'a conduit à construire une distillerie rudimentaire, à produire du jaune indien traditionnel à partir de lait de vaches nourries aux feuilles de manguier, à me procurer de la gaude auprès des jardins botaniques de Kirstenbosch et à cueillir de l'aloès dans les montagnes. Aujourd'hui, je fabrique mon propre vernis à base d'huile de noix épaissie au soleil, de résine d'épicéa et de mastic. Pour la couleur, je broie à la main des laques de cochenille sur du verre.
Le résultat est une finition douce, cireuse et magnifiquement texturée qui met en valeur à la fois l'apparence et la sonorité de l'instrument.
